Au fin fond des montagnes vierges,
Derrière les terres inconnues
Un ciel étoilé c'est obscurci,
Héra, Déesse du firmament,
A été liée aux chaînes de la nuit.
Les sombres nuages se sont alors formés,
Les rayons de la pluie ardente,
Les ont transpercés,
Le ciel froid de l'hiver apparu,
D'un bleu glacial,
Il gela tout de son regard...
Tout était étain,
Tout n'était que larmes,
Transformés par le gel,
En diamants acérés.
L'éternité fut déchirée,
Maintenant et à jamais...
Mais un être au loin,
Perdu dans la brume sauvage,
S'avança vers ce monde miroir,
Où la glace reflétait la désolation,
Où le blizzard, lacerait les chaires gelés,
Où l'écho du vent,
Sifflait des notes suicidaires,
Harmonisées dans un accord macabre,
Des glas funébres,
Résonnèrent dans les ténébres,
Au travers les conifères inanimés.
Alors cette silhouette,
Couverte de sa chape immaculée,
Flottant à travers les lames des flocons argentées,
S'avança au dessus de la terre vierge.
Et d'un mouvement divin,
Elle déploya ses ailes contre le vent,
Et s'élança vers le ciel grondant.
Percée de milliers de traits de foudre,
Elle persista, écartant les sombres nuages,
D'un geste de la main,
Jeta sa tunique lactescente,
Au loin dans le néant.
Et de son regard,
De sa lame flamboyante,
D'un trait de feu,
Elle fendis l'ombre,
Fractionnant la chaîne noir,
Fit tombé le Dieu d'ébène,
De sa sombre citadelle...
Elle discarta les mercenaires des ombres,
rendant a l'astre ambré,
son firmament d'azur.
Et de son sourire,
Elle refléta les étincelle des rayons d'or,
Rendit la clarté aux aurores,
Rendit les étoiles au crépuscule
Fit fondre les larmes de l'aube gelée,
Souffla le manteau blanc de la terre transie,
Et de son arc de bronze,
Décocha un trait de lumière,
Qui vint se ficher,
Au centre de ce monde ressuscité,
Le centre de la forteresse gelée,
Le centre d'un être...
De cette flèche,
Elle redonna vie à ce qui avait péri,
Fit renaître l'être tombé,
Elle tendit les mains,
Et pris le coeur transi,
Dans la poitrine encore froide.
Elle l'ouvrit,
Il en sorti qu'un peut de cendre,
Alors elle tendit les lèvres...
...Et d'un baiser vengeur...
...Elle fit renaître le phoenix déchut...